Des TER continuent de rouler au diesel sur des lignes électrifiées

De nombreux TER hybrides capables de circuler en mode électrique continuent d’être utiliser en mode diesel sur les lignes pourtant électrifiées !

Début 2016, nous avions lancé une pétition en direction de la présidence de la région (voir cet article). Depuis, peu de choses ont semble-t’il changées, c’est pourquoi nous avons interpellé les médias (voir article sur France Bleu Alsace).

Voici l’interview audio :

Le diesel, un moteur à détruire la santé

L’émission des gaz NOx, en particulier, a des effets directs sur le coeur et le système respiratoire.

Quand on parle du diesel, il est beaucoup question des particules fines et peu des NOx.
Pourtant, ces gaz, qui regroupent le monoxy de d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2) et sont surtout émis par le trafic routier, sont eux aussi ultranocifs pour la santé. D’abord parce qu’ils sont une source majeure de particules fines «secondaires» (non émises
directement mais résultant de la conversion de certains gaz).Les particules fines (dites PM2,5, c’est-à-dire au diamètre inférieur à 2,5 μm) sont classées cancérigènes certains pour le cancer du poumon par l’Organisation mondiale de la santé et sont responsables de pathologies cardiovasculaires (infarctus, accidents vasculaires cérébraux). «Or les particules secondaires se forment après la sortie du pot d’échappement, et “échappent”
donc aux filtres à particules et tests de mesures, souligne Thomas Bourdrel, radiologue et membre de “Strasbourg respire”. En outre, les NOx sont des précurseurs de l’ozone,qui est aussi un gaz toxique pour l’appareil respiratoire.»

«Sous-estimé». Selon l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), les particules fines ont provoqué en 2012 la mort prématurée de 403 000 personnes en Europe, dont 43 400 en France –chiffre revu à la hausse en 2016, à 48 000 morts par an. L’ozone avait, lui, causé 16 000 décès prématurés en Europe en 2012 selon l’AEE, dont 1500 en France.

Quant aux NOx, leurs effets sur la santé sont loin d’être uniquement indirects. Ainsi,d’après l’AEE, le NO2 a provoqué en2012 la mort prématurée de 72 000 personnes en Europe, dont 7 700 en France. Pour Thomas Bourdrel, ces chiffres sont «sous-estimés, car ils ne prennent pas en compte les dernières études sur les effets directs du NO2 sur le coeur, qui s’ajoutent à ce que l’on savait déjà de ses effets directs sur le système respiratoire, où il est
notamment responsable d’exacerbations de l’asthme et de bronchites chroniques». Et de citer une étude italo-suisse compilant 23 articles scientifiques publiés de 2004 à 2013. Selon celle-ci, les effets d’une exposition à long terme auNO2 (sur plusieurs années) sur la mortalité globale sont comparables à ceux des particules fines, la mortalité cardiovasculaire étant la plus impactée. Le NO2 a aussi un effet toxique direct à court terme, c’est-à-dire en cas de pic de pollution. Une étude dirigée par le cardiologue belge Jean-François Argacha fait même état d’une augmentation du risque d’infarctus plus élevé pour le NO2 que pour les particules fines.

Micro-aperçu. Ceux qui souffrent le plus du diesel sont les enfants et les personnes âgées. «NOx et particules fines altèrent notamment le développement de la capacité pulmonaire des jeunes enfants, explique le Dr Bourdrel. Mais tout le monde est concerné : nombre d’études démontrent des effets cardiovasculaires chez des sujets jeunes et en bonne santé, même à des niveaux de pollution inférieurs aux normes européennes.» Dans une étude publiée le 3mars, des chercheurs du MIT estiment à 1200 les décès prématurés en Europe liés aux émissions de NOx supplémentaires émises par les seuls véhicules Volkswagen truqués vendus en Allemagne de 2008 à 2015. Un micro-aperçu du scandale sanitaire du dieselgate…

Article parue dans Libération du 15 Mars 2017

Communiqué 27/01/2017

L’inertie n’est plus acceptable, malgré la pétition de plus de 120 médecins strasbourgeois rien n’avance. Certes la ville a signé un timide plan ville respirable mais même les actions envisagées dans ce plan sont au point mort. La ville ne peut agir seule, pour un air respirable, ville, département, région et préfecture doivent travailler conjointement.

Devant l’urgence sanitaire, nous demandons à l’ensemble des acteurs :

 

Ville, Département et Région

Suivre l’exemple des plans de Grenoble et Paris qui interdisent leur centre-ville aux véhicules polluants (notamment bus, poids lourds) en s’aidant des systèmes de pastilles et en ciblant les diesels qui restent les plus dangereux pour la santé. Afin de faciliter sa mise en œuvre nous proposons pour :

  • Les particuliers : Aides spéciales « jeunes» afin de les aider à ne pas acheter de vieux diesels d’occasion (réductions sur les abonnements en transports en commun s’ils renoncent à l’achat d’un véhicule). Ces aides (changement vieux diesel, tarif préférentiel transport commun) seraient étendues pour les ménages les plus modestes et pourraient être partiellement financées par l’argent rapporté par le stationnement payant désormais en vigueur en centre-ville (entre 12 et 14h etc..), et par les amendes relevées lors d’infraction pollution (exemple : poids lourds circulant illégalement avenue du Rhin). Limiter les déplacements courts en ville en développant par exemple les systèmes de pédibus (ou équivalent) pour le transport scolaire des enfants (trajet domicile-école).
    Enfin, Strasbourg, ville pionnière doit continuer à donner l’exemple en poursuivant le développement des transports en commun , en augmentant et sécurisant les pistes cyclables. 
  • Les professionnels : Livraisons avec dernier km propre, mutualisation-groupement des livraisons. Aide à la transformation d’utilitaires du diesel vers le gaz (sans avoir à changer de véhicule), subvention pour véhicule propre, location d’utilitaires propres. Incitation et aide aux taxis « propres ». Développer le fret ferroviaire et tram-fret. Renouveler la flotte des Batorama qui utilise un fuel lourd extrêmement polluant alors que des techniques de motorisation propres existent sur ces bateaux (gaz, hybride..).

 

Département

Remplacer les bus du réseau 67 par des modèles au gaz ou hybrides.

Région

Mettre en place des subventions (Fond Air-Bois) pour la mise au norme et l’installation de chauffage au bois moins polluants (comme cela se fait déjà dans le vallée de l’Arve). Continuer de développer l’offre ferroviaire mais mettre fin à l’aberration des TER hybrides qui circulent au diesel sur des lignes pourtant électrifiées et qui, lors de leur phase de préchauffe en gare polluent longuement et fortement les gares et les riverains. Notre collectif avait déjà alerté via une pétition signée par plus de 3000 personnes et restée sans réponse, le dernier rapport du Sénat épinglait également ces pratiques.

Préfecture

Instaurer comme Paris, Grenoble et Lyon les pastilles obligatoires, faire respecter les interdictions de circulation de poids lourds notamment route du Rhin, renforcer les contrôles des interdictions lors de pics de pollution (brûlage air libre, émissions industrielles). Appliquer l’ensemble des mesures prévues par l’arrêté inter-ministériel d’Avril 2016. Ne perdons pas de temps à l’élaboration d’un nouveau PPA (Plan de Protection de l’Atmosphère) qui nous ferait encore perdre un temps précieux !

———

Enfin nous ne reviendrons pas sur le dossier du GCO qui aurait pu être évité si toutes les politiques de transports en commun, fret ferroviaire et écotaxe avaient été appliquées et nous alertons sur le fait que tel que prévu (transformation de l’actuelle A 35 en boulevard urbain à fort trafic) la pollution n’en sera que plus forte !

———

 

Les émissions de particules fines du chauffage bois polluent l’air

La fumée du bois n’est pas « inoffensive »

La fumée qui s’échappe d’un poêle à bois, d’un foyer de cheminée ou d’un feu nu n’est pas aussi « inoffensive » que l’imagerie populaire donne à la combustion du bois.

En effet, un poêle à bois non certifié fonctionnant pendant 9 heures émet dans l’atmosphère un taux de particules fines aussi important qu’un poêle à bois certifié EPA brûlant pendant 60 heures.

Ce taux important montre la pollution élevée des appareils à bois qui manquent cruellement de filtres à particules pourtant obligatoires dans d’autres pays.

Strasbourg, le lundi 23/01/2017

Les anciens appareils de chauffage au bois sont les plus polluants

Les chaudières, inserts, poêles, foyers fermés, cuisinières sont d’autant plus polluants qu’ils sont anciens. Il est nécessaire de prendre conscience à la fois de l’intérêt de la biomasse comme énergie renouvelable, mais également des nécessaires précautions et restrictions à prendre au regard de la pollution de l’air.

Les émissions de particules issues de la combustion du bois et les pratiques les plus polluantes (foyers ouverts et feux de jardin) doivent être proscrites. Les usagers et les professionnels doivent être sensibilisés aux émissions dues à de mauvaises pratiques.

L’augmentation des taux de particules fines (particules en suspension ou matières particulaires) en progression constante dans l’air est un facteur de risques sanitaires altération des fonctions pulmonaires, de maladies cardiovasculaires, du cancer du poumon et enfin de la diminution de l’espérance de vie.

Liste des polluants / contaminants issus de la combustion du bois

Polluants Type de contaminants Effets sur la santé
PM2.5 Particules fines Ces particules particulièrement fines pénètrent profondément dans le système respiratoire, aggravent les maladies de type cardiorespiratoire, irritent les voies pulmonaires et augmentent le taux de mortalité.
C6H6 Benzène Cancérigène
CH2O Formaldéhyde Le formol contenu dans beaucoup d’objets usuels occasionne une irritation des yeux et des voies pulmonaires
C3H4O Acroléine Cette substance que l’on trouve dans la fumée de tabac irrite les yeux et les voies respiratoires
COV Composés organiques volatils Irritation des voies pulmonaires, maladies cardiorespiratoires
CO Monoxyde de carbone À l’origine de nombreuses pathologies comme les céphalées, maux de tête, nausées, étourdissements, aggravation de l’angine de poitrine chez les personnes atteintes de problèmes cardiaques
NOx Oxydes d’azote Irritation du système respiratoire, toux, douleur à l’inspiration, œdème pulmonaire
HAPC Dioxines Cancérigène probable
C4H4O Furannes Cancérigène probable
HAP Hydrocarbures aromatiques polycycliques Certains contaminants de l’air dont les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) sont considérés comme cancérigènes ou mutagènes ou soupçonnés d’être cancérigènes ou mutagènes

Le diesel asphyxie nos villes

Le diesel asphyxie nos villes

Alors qu’un pic de pollution sévit en France, nous, médecins, scientifiques et associations environnementales, rappelons l’urgence d’agir. Nous précisons pourquoi l’interdiction des véhicules diesels en ville annoncée par les maires de Paris, Athènes, Madrid et Mexico va dans le bons sens. Elle doit ouvrir la voie à d’autres mesures pérennes, indispensables pour notre santé, partout en France.

Toxicité majeure du Diesel, spécialement en ville

Commençons par regarder du côté des villes qui ont appliqué des mesures antipollution incluant des contrôles drastiques des émissions diesel, où le constat est sans appel : à Tokyo, en moins de dix ans, les émissions de particules fines liées au trafic ont diminuée de 44 % et la mortalité cardiorespiratoire a diminué de 10 à 20 %[i][1].

Rappelons qu’en France, 48 000 décès prématurés sont attribuables aux particules fines chaque année, et qu’il s’agit d’une sous-estimation. Cette surmortalité est essentiellement attribuable aux particules fines à l’origine de maladies cardiovasculaires, respiratoires, métaboliques, neurodégénératives et de cancers. Ces particules sont également capables de traverser le placenta et d’avoir des effets sur le fœtus. Parmi les différentes sources de pollution, les particules émises par la combustion d’énergie fossile (trafic routier, chauffage) sont les plus toxiques. Un moteur diesel émet un grand nombre de particules, dont 90 % sous forme de particules ultrafines (nanoparticules), peu prises en compte par les systèmes de mesures et les normes en vigueur.

La toxicité des particules du diesel provient des métaux lourds et surtout des hydrocarbures aromatiques polycycliques[2] (HAP), fortement cancérigènes, qu’elles véhiculent. Les HAP sont rejetés  sous forme de nanoparticules et de gaz que les filtres à particules ne peuvent retenir. Pire, les gaz pourront se condenser en particules à la sortie du pot d’échappement, sans que cela ne soit pris en compte dans les émissions particulaires par les constructeurs.

De plus, les moteurs diesel actuels sont, en ville, la source principale d’oxydes d’azote (NOx), parmi lesquels le NO2, particulièrement toxique pour les systèmes respiratoire et cardiovasculaire avec 7700 décès chaque année en France. Les NOx sont aussi à l’origine via des interactions gazeuses photochimiques, de la formation de particules fines secondaires et d’ozone. Enfin, le moteur diesel n’est pas conçu pour les trajets en ville lors desquels, ne pouvant atteindre une température optimale, il émettra davantage de polluants.

L’air n’est pas pollué qu’à Paris

En dehors des métropoles, nombreuses sont les villes françaises régulièrement exposées à une pollution trop élevée. Ces villes et leurs élus se doivent désormais de mettre en place rapidement des mesures efficaces pour lutter contre la pollution de fond.

Au-delà de la limitation du diesel en ville, il est indispensable de réduire fortement l’ensemble des émissions d’énergies fossiles, diesel comme essence, afin de relever dans un même élan les défis climatiques et sanitaires. Un plan d’accompagnement exceptionnel devrait être mis en place afin de permettre cette transition. Les aides au changement de véhicule vers un type moins polluant doivent être significativement améliorées, en ciblant les particuliers et les professionnels qui en ont véritablement besoin, et surtout en développant les modes de déplacements alternatifs comme les transports en commun, le vélo ou encore le covoiturage.

Toutes les villes peuvent et doivent agir !

Au-delà des solutions qui existent et méritent d’être développées, les villes ont un rôle à jouer dans la mise en œuvre de zones à basses émissions et de projets d’apaisement du trafic routier comme la piétonisation ou la baisse des vitesses. N’oublions pas que les décisions d’aménagement et d’infrastructures d’aujourd’hui auront aussi un impact sur la pollution de demain.

Troisième cause de mortalité en France et à l’origine de coûts socioéconomiques importants, la pollution de l’air nécessite la mobilisation de tous et doit d’être hissée au rang des priorités d’action publique.


[1] Yorifuji et al. Epidemiology. 2016 Nov;27(6):769-78

[2] Quid de l’essence ? Les moteurs essences émettent également des hydrocarbures, mais plus légers (mono aromatiques ou mono cycliques) et donc d’une toxicité inférieure aux hydrocarbures aromatiques polycycliques émis par un diesel. Les particules de freinage représentent désormais jusqu’à 30% des particules émises par le trafic routier, les derniers rapports d’experts démontrent que ces particules contiennent essentiellement voire exclusivement des métaux (cuivre..) responsables d’effets inflammatoires mais dépourvus d’hydrocarbures aromatiques cancérigènes


Isabella Annesi-Maesano, Directrice de Recherche à l’INSERM et UPMC Sorbonne Universités en épidémiologie des maladies allergiques et respiratoires

Marie-Abèle Bind, biostatisticienne environnementale, Centre de recherche environnementale à l’Université d’Harvard

Thomas Bourdrel, radiologue et président-fondateur du collectif «Strasbourg respire», ayant lancé un appel signé par 120 médecins strasbourgeois

Jean Baptiste Renard,  Directeur de recherche au CNRS

Pierre Souvet, Cardiologue, Président de l’Association Santé Environnement France.

Olivier Blond, Président de l’Association Respire

André Cicollela, chimiste toxicologue, Président du Réseau Environnement Santé.

Denez L’Hostis, Président de France Nature Environnement

Pierre Perbos, Président du Réseau Action Climat France

Thomas Porcher et Raphaël-Homayoun Boroumand, économistes co-auteur de l’ouvrage « 20 idées reçues sur l’énergie »

 

Communiqué StrasbourgRespire- étude diesel Epidemiology

Alors que le scandale du DieselGate n’en finit pas de livrer ses dessous obscurs voici que parait une étude majeure qui met une nouvelle fois à mal la technologie diesel. Cette étude parue dans la revue Epidemiology s’est penchée sur l’impact sanitaire de l’interdiction des diesels à Tokyo et le constat est sans appel: Entre 2000-2003 et 2009-2012 la mortalité cardiovasculaire a diminué de 11%, la mortalité par cardiopathies ischémiques de 10%, la mortalité par cancer du poumon de 5% et la mortalité pulmonaire de 22%.

Ce constat médical s’ajoute aux analyses de qualité de l’air qui avaient déjà démontré une baisse significative de la concentration en particules fines 5 ans à peine après la mise en place de l’interdiction.

Cette étude alerte une nouvelle fois la communauté médicale sur les dangers sanitaires de cette motorisation mais apporte une lueur d’espoir en démontrant que ces effets sur la santé sont réversibles et que ces mesures d’interdiction s’accompagnent d’un bénéfice en terme de santé publique.

Il est donc urgent de prendre en France et plus largement en Europe les décisions qui s’imposent en terme de politique de santé publique.

 

—-
Références de l’étude : journals.lww.com/epidem/Abstract/publishahead/Fine_Particulate_Air_Pollution_from_Diesel.98979.aspx

Conférence de Robert Reed à Strasbourg

evenement-robert-reed-0

Rencontre exceptionnelle avec Robert Reed à Strasbourg le mercredi 29 juin 2016 au FEC à Strasbourg.

Robert Reed est le porte parole de Recology, la coopérative historique qui met en oeuvre la démarche Zero Waste de la ville de San Francisco.

San Francisco a réussi à détourner plus de 80% de ses déchets de l’incinération et de la mise en décharge, et s’est donné pour objectif de ne plus produire de déchets (non compostables ou recyclables) d’ici 2020 !
Comment l’une des plus grandes villes américaines a-t-elle réussi à mettre en place une démarche Zero Waste ?

Inscriptions et détails sur Facebook :
https://www.facebook.com/events/197617040633815/

 

Position de Strasbourg Respire sur le dossier GCO

Concernant l’autoroute du Grand Contournement Ouest  de Strasbourg (GCO) :

  • Ce qui est sûr c’est que nous ne pouvons pas laisser les riverains de l’A35 avec de telles concentrations en particules et gaz (NO2), les études médicales sont nombreuses et alarmantes sur l’exposition des riverains à de tels niveaux de concentrations.

 

  • Le ferroutage est la meilleure solution pour réduire la présence des camions sur nos routes. Son usage devrait être obligatoire dès qu’il devient inter régional et à fortiori international. Cela réduirait la pollution et les accidents liés aux transports en camions. Ce ferroutage serait idéalement adossé à une taxe poids lourds.

 

  •  Investir massivement dans les transports en commun, mieux organiser le déplacement des travailleurs pendulaires. Tout cela a déjà été dit et proposé en détail par de nombreuses Associations et Collectifs dont c’est le combat depuis de nombreuses années. Ces mesures de bons sens et d’avenir, que nous soutenons, ne sont de plus pas impossibles ni bien difficiles à appliquer !

 

  • Néanmoins si le GCO devait être réalisé, il faudrait qu’il soit obligatoire (et bien sûr payant) pour tout véhicule en transit mais les habitants-résidents du Grand Strasbourg devraient en avoir un usage gratuit ou à tarif préférentiel. L’actuelle A35 devrait être détruite et remplacée par des lignes de transports en commun, autoroute à vélo.. Il est évident qu’avoir 2 autoroutes serait une catastrophe sur tous les plans. Faire de l’actuelle A35 un boulevard urbain à fort trafic n’a pas de sens non plus car cela laisserait encore une voie à forte circulation en plus du GCO et de ses artères.

 

Il en va de même de l’axe Strasbourg-Wasselonne (A351-RN4) qui deviendra  une des principales voies d’entrée dans Strasbourg et donc un axe à fort trafic ce qui ne fera que déplacer le problème sur d’autres riverains. Cet axe Ouest devrait au contraire essentiellement reposer sur des transports propres en maintenant et amplifiant les transports en site propre, comme cela était initialement prévu avec le TSPO. On pourrait donc imaginer un GCO avec nombreux points de parking périurbains obligatoires notamment pour les travailleurs pendulaires puis déserte du centre-ville par transports propres, ces points d’entrée dans la ville pourraient également permettre l’application des «pastilles » et des livraisons avec dernier kilomètre propre (projets du plan Ville Respirable).