Pollution de l’air

Les dernières données publiées confirment l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé des habitants des grandes villes :

Le Centre international de recherches sur le cancer (OMS) de Lyon a décidé en 2012 le classement des particules fines des moteurs diesels  en cancérogènes certains et classé également en 2013 la pollution atmosphérique dans la catégorie « cancérigène certain ».

223 000 DÉCÈS DU CANCER DU POUMON

Les données les plus récentes dont disposent le CIRC montrent qu’en 2010 dans le monde, 223 000 personnes sont mortes d’un cancer du poumon en lien avec la pollution de l’air.

Habiter à proximité du trafic routier pourrait être responsable d’environ 15 à 30% des nouveaux cas d’asthme (et allergies) chez l’enfant et, dans des proportions similaires, voire plus élevées, de pathologies chroniques respiratoires et cardiovasculaires chez l’adulte.

La relation entre l’exposition aux particules fines, la morbidité et la mortalité cardio-vasculaires avait été établie par les travaux de l’American Heart Association ; l’étude européenne Aphekom la confirme. Une étude parue dans « Circulation » démontre encore qu’habiter à moins de 50 m d’un axe routier augmente le risque de morts subites cardiaques de 38% versus habiter à une distance d’au moins 500 m.

Les études démontrant les méfaits de cette pollution se multiplient et l’on découvre des effets déjà in utéro, des effets également néfastes sur le cerveau.

Au total, la surmortalité due à la pollution est en forte hausse et se traduit par une perte d’espérance de vie, pour chacun d’entre nous, habitant à Strasbourg, de 8 à 12 mois (Etude Aphekom).

De nombreuses études placent Strasbourg et Paris à un même niveau de pollution, Strasbourg était même la ville la plus polluée de France ce jeudi 19 mars.

Le sénat a estimé à plus de 100 milliards par an le coût de la pollution de l’air en France, essentiellement liè aux dépenses de santé.

La France est également sous la menace de sanctions européennes pour non respect  des normes de la qualité de l’air. Ces sanctions financières visent les villes les plus polluées dont Strasbourg.

Alors il est grand temps d’agir, nous avons lancé une pétition qui a déjà rassemblé plus de 120 signatures de médecins strasbourgeois et plus de 300 citoyens.

L’Eurométropole a réagi en signant le projet ville respirable et en engageant quelques mesures mais c’est encore bien insuffisant alors restons mobilisés!

 

 

 

 

 

Une réflexion au sujet de « Pollution de l’air »

  1. Je pense que la mesure N°1 à prendre est d’établir l’écotaxe en Alsace.
    Il est difficile de mettre en œuvre une pédagogie et d’inciter à des efforts individuels lorsque le mauvais exemple est donné par les autorités.

    Il est vrai qu’une campagne de santé publique s’impose. Néanmoins, si il y a de moins en moins de fumeurs en soirée, cela ne gênent aucunement les nouveaux non-fumeurs de prendre leur voiture le lendemain pour aller travailler. En effet, il est plus facile d’inciter à un changement de comportement lorsque le risque est individuel (la cigarette) par rapport à un risque collectif (la pollution atmosphérique).

    C’est pourquoi, il me semble primordial d’inciter à un changement de comportement par des mesures financières très incitatrices. En effet, une mesure existante consistant à rembourser la moitié des frais de transport par l’employeur si l’usager utilise les transports en commun ne suffit par exemple pas à favoriser suffisamment cette utilisation.

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